Il était une fois un trouble

Trouble du spectre autistique

Le trouble du spectre autistique est à ce jour encore mal compris, réputé comme étant un handicap mystérieux. Il comprend notamment préjugés, rejet, peurs et craintes. Ruban d’Espoir tient à montrer son plus grand soutien, aux personnes porteuses du spectre autistique ainsi qu’à leurs familles. 

témoignage

"Le cauchemar a commencé quand j’ai remarqué que mon enfant n’était pas comme les autres ou plus précisément pas comme ses deux frères aînés. Au premier regard, il ne semble pas être comme tous les autres enfants. J’ai toujours été confrontée à des situations difficiles, l’agitation, les cris, les stéréotypies et l’automutilation de mon enfant m’ont poussée à m’isoler de tous. Je ne vis que pour lui et contre le regard du monde entier sur moi. Quand on se retrouve dans des lieux publics je suis toujours pointée du doigt, des rires, des remarques mal placées sur l’éducation de mon enfant et ma façon de pouvoir le calmer qui ne mène à aucun résultat... Mais ce que les gens ne savent pas c’est que mon enfant est différent, singulier et surtout porteur du trouble du spectre autistique, un diagnostic qui a finalement pu être posé après des années de lutte et de combat. D’autant plus je me pose toujours des questions dont les réponses sont inconnues. C’est quoi l’autisme . Est-ce que c’est un châtiment de Dieu ? Suis-je la responsable ? Que deviendra-t-il lorsque je ne serai plus en mesure de m’occuper de lui ? Est-ce qu’il sera normal comme tous les enfants ? Et maintenant que le diagnostic est posé c’est quoi la prochaine étape . Peut-il intégrer l’école comme ses frères ? Aujourd’hui toutes les écoles m’ont fermé la porte aux nez. On m’a souvent dit que c’est à cause de la télé, que je n’ai pas su l’éduquer que je ne suis pas une bonne mère, même mon mari m’a laissée tomber, il en avait marre et moi aussi je commence à être fatiguée, je n’ai aucun recours... À ton avis que dois-je faire ? Peux-tu au moins me donner une réponse sur l’une de mes questions où vais-je toujours recevoir les mêmes reproches ? "
Image qui symbolise un ruban
Maman d'un enfant présentant le trouble reçue dans un cadre d'un entretien

Dépression

Entre stigmatisation, discrimination, fausses croyances et rejet, la dépression est vécue telle un mal invisible, incompris, dévalorisant, et à la limite du tabou. Aujourd’hui, cela a trop duré, il est temps de rompre ce silence! Parlons en.

témoignage

"Aux membres fondateurs de l’association Ruban d’Espoir. Aux personnes partageant le même combat contre la maladie et le tabou. J’ai toujours pensé naïvement, que les dépressifs avaient une part de responsabilité dans ce qui leur arrivait, qu’ils se laissaient aller, qu’ils n’avaient qu’à être fort. Qu’ils dramatisaient un bobo alors que d’autres avaient de sérieux problèmes. Et toujours dans mon élan de naïveté, je pensais également qu’on devenait dépressif du jour au lendemain et toujours à causes de raisons graves, comme un décès ou un chagrin intense duquel on n’arrivait pas à se relever. Je ne savais pas ce que me réservent les jours… J’ai toujours eu un côté mélancolique, très tôt même. J’ai fréquemment préféré la solitude de pensées nocturnes à d’autres activités plus joyeuses. Petit à petit les coups de blues se faisaient plus fréquents, durent plus longtemps. A cela s'ajoutent une anxiété, cette peur inexpliquée qui vous prend pour ne plus vous lâcher. Je n’avais envie de ne rien faire, j’étais triste sans savoir pourquoi, c’était cela être Dépressif et je venais de le découvrir. L’expérience que je suis entrain de vivre m’a appris bien plus sur moi que toutes les autres réunies. J’ai appris à quel point je pouvais être fort car être fort ne signifie pas ne pas être souffrant mais d’avancer malgré la souffrance. J’ai connu mes peurs les plus intimes et que même sous le couvert de l’anonymat je ne pourrais divulguer, j’ai appris à les voir, les côtoyer et vivre avec sans sourciller. J’ai appris à me connaître. Le monde n’est pas fait d’être beau, il faut l’accepter et le remplir d’amour et de compassion. Aujourd’hui quand j’entends dire qu’il suffit d’être fort, qu’on exagère, je ne réponds plus, je souris…"
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Simo, 28 ans

Trouble bipolaire

La stigmatisation de la maladie demeure largement répandue.Elle comprend  les préjugés , l’isolation , l’évitement et la discrimination . Mieux informer pour l’éviter : voilà le but ce témoignage. 

Le trouble bipolaire est  aussi connu sous le nom de psychose maniaco-dépressive, c’est une maladie qui entraînent des dérèglements de l’humeur se manifestant par des phases tant de dépression que d’excitation (manies)

témoignage

“J’ai le trouble bipolaire autrefois appelé le trouble maniaco-dépressif. Les symptômes sont divers oscillant entre euphorie, ambition, force, sensation de grandeur et dépression, tristesse, fatigue, sentiment de culpabilité, envie de mourir. Je vis ça chaque jour. Dès qu'on aperçoit des cachets dans mon sac, on commence par m'éviter petit à petit à l'école où j'étudie. On y donne moins d'importance à mes points de vue ou prises de position. Quant à la famille, on me prend pour un fou carrément. Mes cousins font attention à leurs enfants et les tiennent loin de moi. Why ? Parce que je prends des médocs du psy et parce que mon tempérament n'est pas stable. On rigole dans mon dos des fois. Assez! Je dis bien assez de nous prendre pour des fous !”
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F. , 27 ans
Etudiant dans la ville de Settat
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